La Lettre n°5 – Avril 2017

Vous trouverez en cliquant sur ce lien notre Lettre n°5.

Au sommaire : premières conclusions du colloque Locations saisonnières organisé par l’association ; le partenariat avec Emerige pour la restructuration du bâtiment du 17 boulevard Morland ; le compte-rendu d’une première visite organisée avec l’association Le Carillon ; agenda des événements programmés au 2e trimestre 2017. Bonne lecture !

2017-04 – Lettre n.5 – Aux4coinsdu4

Les locations saisonnières dans le 4e arrondissement : Une désertification invisible

Colloque le samedi 18 mars 2017 de 9 h à 13h en salle des mariages de la mairie du 4e à Paris

flyer-reunion-desertification-r-vDepuis plus d’un siècle, notre arrondissement est touché par un dépeuplement progressif malgré des hauts et des bas. La grande mutation opérée par le baron Haussmann, notamment dans l’île de la Cité, a initié ce mouvement. Il fut  poursuivi dès la seconde guerre mondiale par une opération d’envergure de destruction / reconstruction  entre la  rue Saint Antoine et la Seine. Les rénovations voulues par André Malraux dans le tissu très dense du Marais ont entraîné, du fait de la spéculation foncière qui s’en est suivie, des mutations sociologiques considérables. Les classes laborieuses n’ont pas disparu du centre de Paris car la municipalité s’est efforcée de réaliser des logements sociaux dans l’arrondissement mais le jeu du marché immobilier tend à les chasser. Cette évolution se poursuit  aujourd’hui. Après une période marquée par la multiplication des pied-à-terre, on assiste à la prolifération des locations saisonnières « à plein temps ». Nous sommes préoccupés. Comment interrompre cette désertification progressive qui est invisible par le visiteur tant les foules se bousculent le long de  certaines de nos rues ?

Le maintien des habitants permanents est vital. Le charme qu’opère Paris sur les touristes du monde entier  ne tient pas qu’à la beauté des pierres. C’est toute une atmosphère qui les attire. Si notre arrondissement se métamorphose en un hôtel géant vidé de ses habitants que restera-t-il de ce Paris fantasmé qui  attire les élites à fort pouvoir d’achat ?

C’est pour réfléchir ensemble aux moyens de concilier l’accueil des touristes et la vie locale, que nous avons voulu organiser cette matinée avec des habitants, des hôteliers, des plateformes numériques de locations touristiques, et des personnes représentant les pouvoirs publics.

En espérant vous voir nombreux,

Amicalement. L’Equipe Aux 4 coins du 4

Inscriptions conseillées par email à : aux4coinsdu4@gmail.com

Télécharger le flyer ici locations-saisonnieres-flyer-18-03-2017

Le programme en détail : Poursuivre la lecture « Les locations saisonnières dans le 4e arrondissement : Une désertification invisible »

Le Marais en héritage : conférence d’Isabelle Backouche

Voir et revoir la conférence d’Isabelle Backouche qui s’est tenue le 28 juin 2016 à 18h30 en salle des mariages de la Mairie du 4ème

A l’occasion de la publication du livre d’Isabelle Backouche  Paris transformé. Le Marais 1900-1980  : de l’ilot insalubre au secteur sauvegardé aux éditions Créaphis, l’association Aux 4 coins du 4 s’est associée à la mairie du 4e arrondissement pour vous inviter à une conférence de l’auteure sur la concordance entre une volonté de rénover le bâti dans notre quartier et de chasser une partie de sa population.

L’argument patrimonial, l’insalubrité et l’hygiénisme invoqués pour expliquer les expulsions ont connu un paroxysme dans l’îlot 16 du Marais dans les années quarante. La recherche de Mme Backouche le démontre de manière magistrale.

Les cinquante ans de «  gentrification » (selon le mot de Ruth Glass, 1963) qui ont suivi cette rénovation font-ils place aujourd’hui à une nouvelle période qui fera du 4e arrondissement le Disneyland de sa propre histoire si les plateformes numériques s’en mêlent sans précaution ? C’est ce qui nous préoccupe aujourd’hui. Nous l’exposons à Isabelle Backouche avec l’idée de prolonger avec elle la réflexion sur les risques nouveaux qui pèsent sur notre arrondissement, et sur les remèdes à envisager.
Isabelle Backouche est directrice d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.